Nocivité de la cortisone dans l'asthme
Il faut déjà comprendre quand une prescription devient potentiellement néfaste : on peut se préoccuper des effets de la cortisone lorsqu’il s’agit d’une dose importante sur un long terme (le minimum étant plusieurs mois). Dans la maladie asthmatique, on prescrit très souvent à la suite d’une crise une cure de cortisone orale à faire (rien à voir avec les corticoïdes inhalés du traitement de fond) qui dure généralement dix jours. Ces périodes, même si elles sont renouvelées tous les mois, ne présentent à priori pas de danger à proprement parler et n’induisent pas, ou peu, d’effets secondaires. A la limite, le plus gênant serait l’excitation nerveuse et donc les formes d’insomnie qui en découlent.
La corticothérapie orale se révèle en revanche pesante dans les cas d’asthme sévère, instable ou aigu grave.
Afficher la longue suite... Ces variantes de la maladie nécessitent parfois la mise en place de corticothérapie de longue durée, sur plusieurs mois voire sur plusieurs années, le temps d’être contrôlé par un traitement de fond ou une autre alternative. A savoir que ceci est dû au fait que la maladie asthmatique est, contrairement à l’opinion générale, mal connue. La cortisone est aux asthmes sévères ce que les bêta-2-mimétiques (Ventoline) sont aux asthmes légers. Aucun des deux médicaments ne guérit quoi que ce soit, et c’est ce que beaucoup semblent ignorer : l’asthme ne se guérit pas. A la limite, la seule variante d’asthme capable d’être réellement guéri est l’asthme allergique (récemment par exemple grâce à l’opportunité du Xolair®, et plus classiquement à travers une bonne désensibilisation chez un allergologue, renouvelée tous les dix ans en moyenne)
A la base, la cortisone est en réalité de la cortisol de synthèse, la véritable étant produite par les glandes surrénales, juste au-dessus des reins. On produit donc soi-même en petite quantité de la cortisone. Ceci dit, la prise de corticoïdes à un dosage supérieur à la production journalière naturelle suspend l’activité des glandes et donc la production de cortisol naturel. Il faut en tenir compte pour le sevrage, qui doit être extrêmement progressif pour ne pas rechuter (des diminutions de l'ordre de 10mg par 10mg en général pour un adulte).
On connaît dans les nombreux effets secondaires les classiques problèmes osseux (l’ostéoporose en est l’un d’eux), les insomnies, les décalages horaires, l’aspect « gonflé », les faiblesses musculaires, la prise de poids, le diabète, la rétention d’eau, les ecchymoses ou la sensation d’en avoir à chaque appui, la couperose, la sécheresse cutanée, et bref, la liste serait très longue. Pour ma part, mon palmarès est pour le moment de 9 mois de corticothérapie orale ou en intraveineuse à haute dose. J’ai les insomnies en principal effet, le décalage aussi forcément, les faiblesses musculaires (des chutes brutales, plus aucun appui sur les jambes sans pour autant sentir une faiblesse préalable), sécheresse cutanée et rétention d’eau. J’ai aussi eu les gonflements et la prise de poids (exacerbation de la faim induite par les comprimés).
Boire beaucoup est réellement efficace pour aider à dégonfler, oublier le sel pour éviter la rétention, manger le plus équilibré possible (la balance devient très vite folle), et limiter ses allers et venues en cas de faiblesses musculaires. Quoi qu’imprévisibles, j’ai noté qu’après une demi heure de marche sans réelle interruption, je chute à tous les coups. Pour les sécheresses, le beurre de karité fait des merveilles sur les cheveux et la peau. Toujours dans le même rayon, la mère (pharmacienne) de mon amoureux m’a fait essayer Enydrial crème de Roc, qui en plus d’avoir balayé les sécheresses m’a chassé aussi des restes d’eczéma. C’est gênant, mais on peut palier quand même pas mal de choses.
Le nécessaire est assuré par votre médecin: une classique biochimie sera régulièrement effectuée pour contrôler la glycémie, le potassium (qui est en général une carence dûe au médicament: les dattes, bananes et fruits secs font l'affaire pour compenser), la fonction rénale, le sodium, les globules ainsi que les plaquettes. Tant que l'asthme ne se stabilise pas, il n'y a pas d'autres alternatives que de prendre la cortisone. Enchainer les crises et les stades de gravité en jouant avec sa vie à chaque fois, pas pour moi en tout cas.
Sans être pour ou contre ce traitement lourd et dangereux à long terme, l’asthme n’offre à vrai dire pas trente mille solutions. La cortisone ne guérit pas, c’est un fait. On peut en prendre dix ans et retomber au même point. Viennent ensuite les alternatives homéopathiques (pas testées) ou l’attente de nouveaux traitements. J’en ferai un post à l’occasion, même si leur arrivée n’est pas prévue avant plusieurs années. En somme, pour l’instant : oui, la cortisone est dangereuse, oui elle provoque bon nombre d’effets secondaires, et enfin oui, les asthmes sévères n’ont pas fini de se la taper =)
...et sinon, si quelqu'un a expérimenté une autre alternative: je prends !
La corticothérapie orale se révèle en revanche pesante dans les cas d’asthme sévère, instable ou aigu grave.
A la base, la cortisone est en réalité de la cortisol de synthèse, la véritable étant produite par les glandes surrénales, juste au-dessus des reins. On produit donc soi-même en petite quantité de la cortisone. Ceci dit, la prise de corticoïdes à un dosage supérieur à la production journalière naturelle suspend l’activité des glandes et donc la production de cortisol naturel. Il faut en tenir compte pour le sevrage, qui doit être extrêmement progressif pour ne pas rechuter (des diminutions de l'ordre de 10mg par 10mg en général pour un adulte).
On connaît dans les nombreux effets secondaires les classiques problèmes osseux (l’ostéoporose en est l’un d’eux), les insomnies, les décalages horaires, l’aspect « gonflé », les faiblesses musculaires, la prise de poids, le diabète, la rétention d’eau, les ecchymoses ou la sensation d’en avoir à chaque appui, la couperose, la sécheresse cutanée, et bref, la liste serait très longue. Pour ma part, mon palmarès est pour le moment de 9 mois de corticothérapie orale ou en intraveineuse à haute dose. J’ai les insomnies en principal effet, le décalage aussi forcément, les faiblesses musculaires (des chutes brutales, plus aucun appui sur les jambes sans pour autant sentir une faiblesse préalable), sécheresse cutanée et rétention d’eau. J’ai aussi eu les gonflements et la prise de poids (exacerbation de la faim induite par les comprimés).
Boire beaucoup est réellement efficace pour aider à dégonfler, oublier le sel pour éviter la rétention, manger le plus équilibré possible (la balance devient très vite folle), et limiter ses allers et venues en cas de faiblesses musculaires. Quoi qu’imprévisibles, j’ai noté qu’après une demi heure de marche sans réelle interruption, je chute à tous les coups. Pour les sécheresses, le beurre de karité fait des merveilles sur les cheveux et la peau. Toujours dans le même rayon, la mère (pharmacienne) de mon amoureux m’a fait essayer Enydrial crème de Roc, qui en plus d’avoir balayé les sécheresses m’a chassé aussi des restes d’eczéma. C’est gênant, mais on peut palier quand même pas mal de choses.
Le nécessaire est assuré par votre médecin: une classique biochimie sera régulièrement effectuée pour contrôler la glycémie, le potassium (qui est en général une carence dûe au médicament: les dattes, bananes et fruits secs font l'affaire pour compenser), la fonction rénale, le sodium, les globules ainsi que les plaquettes. Tant que l'asthme ne se stabilise pas, il n'y a pas d'autres alternatives que de prendre la cortisone. Enchainer les crises et les stades de gravité en jouant avec sa vie à chaque fois, pas pour moi en tout cas.
Sans être pour ou contre ce traitement lourd et dangereux à long terme, l’asthme n’offre à vrai dire pas trente mille solutions. La cortisone ne guérit pas, c’est un fait. On peut en prendre dix ans et retomber au même point. Viennent ensuite les alternatives homéopathiques (pas testées) ou l’attente de nouveaux traitements. J’en ferai un post à l’occasion, même si leur arrivée n’est pas prévue avant plusieurs années. En somme, pour l’instant : oui, la cortisone est dangereuse, oui elle provoque bon nombre d’effets secondaires, et enfin oui, les asthmes sévères n’ont pas fini de se la taper =)
...et sinon, si quelqu'un a expérimenté une autre alternative: je prends !



Classement des commentaires

Un commentaire à lire
Le médecin m'a prescrit du SERETIDE 500 deux fois par jour ; depuis un certain temps j'ai remarqué que j'avais des problèmes bronchiques, plus de mucosités, ronflements, gêne respiratoire, etc ... J'ai regardé la notice et j'ai lu que tous ces "effets" y figuraient ... Je pense qu'il faut arrêter à ce moment là car la cortisone ne fait plus son effet. J'ai donc recherché une solution dans l'homéopathie, j'essaie sur moi certaines combinaisons qui ont l'air de marcher : je respire mieux, les mucosités s'évacuent plus facilement, moins de gêne bronchique ... J'avais une arrière pensée concernant ce traitement, je l'ai suivi scrupuleusement mais aujourd'hui je pense qu'il ne me convient plus.
Bonne chance à toutes et tous pour trouver le "bon" traitement.